Solidarité sans frontières / Personne n’est illégal

L’ors de mon séjour à Marseille, mes amies mon présentée au Collectif Soutien Migrants Treize, El Manba. Le collectif a été “mis en place pour s’organiser au quotidien en collaboration avec les migrants” pour vivre ensemble comme “la seule solution face à une Europe qui se referme sur elle-même.”

le tracage de l’imagerie de la banderole. 1 oct 2017.

El Manba fait du soutien juridique auprès des migrant.e.s qui passent à Marseille. Il font aussi de l’accompagnement à travers le système administratif de demande d’asile, de l’aide à trouver du logement (les membres offre souvent de l’hébergement d’urgence chez eux/elles), de la récupération de bouffe qu’illes livres aux squatts hébergeants des migrant.e.s, ainsi qu’à offrir un lieux où migrant.e.s et non-migrant.es puissent se rencontrer, mieux se connaître et tisser des liens de solidarité.

La préparation des masques pour peinturer le point. Les pochoirs sont suspenduent derrière. 14 oct 2017.

Dans le cadre de mon projet artivistique indisciplinaire, La Brigade MTL, j’ai créé la cinquième bannière (banderole) de la série que j’ai donné au Collectif Soutien Migrants Treize avant mon départ de Marseille. Sur la bannière, j’ai utilisé le symbole fort du point levé, toujours en action! Cette fois-ci, il soulève une clôture qui sert de frontière et l’arrache à ses racines. Les migrant.e.s peuvent alors continuer leur.e.s chemin sans contrôle n’y répression violente.

Le dévoilement de la bannière au Chiendent. Marseille 7 oct 2017.

L’imagerie des trois migrant.e.s qui traversent la frontière sous la clôture démantelée est souvent utilisée et connue dans sa forme originale. Ici, par contre, elle a été modifiée dans une démarche féministe afin de mettre la figure féminine à l’avant plan. C’est elle qui mène la famille, qui ouvre le trajet pour les autres. Le cadre bleu évoque les contraintes frontalières qui ne cessent de contrôler le passage de migrant.e.s, tandis que le passage de marchandise et du financement capitaliste bénéficient d’une circulation trans-frontalière ininterrompu. Non seulement, la femme mène les autres sous la clôture, mais elle sort aussi du cadre de la bannière pour retrouver ses complices de soutien hors frontières.